Tout au long de mes premières années de vie, je n'avais pas vraiment le sentiment d'être une petite fille différente des autres
enfants de mon âge. J'apprenais à prendre mes médicaments et mes traitements, comme j'apprenais à me brosser les dents... Pour m'expliquer pourquoi mon frère Jean-François n'avait
pas à prendre tous ces traitements comme moi, mes parents me disaient simplement que mes petits soldats à l'intérieur avaient davantage besoin de notre aide
pour bien combattre les microbes... Cette réponse devait me satisfaire parce que je n'ai pas souffert du sentiment d'être différente, mais la rentrée scolaire viendra malheureusement
changer cette perception...
C'est lors de la rentrée
scolaire que j'ai commencé à percevoir davantage ma différence... Je me rappelle que l'émotion qui m'habitait le plus souvent était la peur de ne pas être capable et ce, dans tout
(apprentissages scolaires, jeux, sports, etc.). Avec le recul, je réalise que la maladie me faisait sentir moins bonne et inférieure comparativement aux autres petites filles de mon
âge. Comme si le fait d'être moins endurante physiquement, de tousser, de devoir prendre beaucoup de pilules et de traitements comparativement aux autres qui étaient en meilleure
santé faisait de moi une petite fille moins aimable. Même aujourd'hui avec le recul, j'ai de la difficulté à comprendre pourquoi ce sentiment s'est installé...
Cette peur d'être de moindre valeur aurait pu me paralyser et me faire abandonner, mais Dieu merci (!), elle m'a plutôt incité à foncer, repousser mes limites, me
dépasser et travailler très fort pour réussir. J'ai alors tenté de performer aux meilleures de mes capacités dans toutes les sphères de ma vie afin de réussir malgré ma
différence... Heureusement, mes efforts ont porté fruits car j'ai toujours été dans les premières de classe tant à l'école que dans les sports !
Il faut dire que j'ai eu la chance d'ADORER l'école et les devoirs. Par contre, je n'aimais pas du tout les cours d'éducation physique car j'étais TERRORISÉE par ma peur de ne pas être capable physiquement de faire ce que le professeur demandait... mais heureusement cette peur me poussait à doubler d'efforts
pour être certaine de réussir !
Puis, à l'âge de 10 ans, j'ai débuté un sport que j'allais pratiquer de façon compétitive pendant 7 ans, la nage synchronisée. Je m'apprêtais
également à entrer dans une période critique, l'adolescence, qui apporterait également son lot de défis... !
La suite dans une prochaine chronique... ! Merci mille fois de me lire !!
Gros bisous Marie-lore